My page - topic 1, topic 2, topic 3

Covid-19 dans le monde : États-Unis, Inde, Brésil… Les chiffres par État

Les États-Unis sont le pays le plus touché de la planète. La première puissance mondiale dénombre près de huit millions de cas, sur les 37 millions recensés à l’échelle internationale. Un million de personnes sont décédées de la maladie sur le globe. « Un million est un nombre terrible » selon le directeur des Situations d’urgence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Michael Ryan, qui a fait cette déclaration le vendredi 25 septembre. Onze millions de malades sont issus du continent asiatique, majoritairement en Inde.

Quel pays est le plus armé face au coronavirus ?

Deep Knowledge Group (DKG) a publié un classement déterminant, dans l’ordre, les pays qui gèrent au mieux la pandémie de coronavirus (voir ici). 252 nations sont classifiées avec plusieurs notes, qui couvrent différents critères essentiels : efficacité de leur gouvernement respectif, efficience de la quarantaine, ou encore la préparation des Etats face à une situation d’urgence. Selon les données collectées par le site jusqu’au 23 août, c’est l’Allemagne qui est en tête avec 762,64 points. La Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud prennent les deuxième et troisième places. Le classement n’est pas fabuleux pour la première puissance mondiale. Les Etats-Unis sont à la 55e position avec 532,56 points. Par exemple, l’accessibilité des soins est à hauteur de 79,94. A titre de comparaison, l’Allemagne est à 103,73. La France est à peine mieux classée que son homologue étatsunien. Avec 542,4 points, l’Hexagone prend la 54e place, et est surclassée sur tous les plans par son voisin d’outre-Rhin. L’élément le plus marquant concerne la surveillance et la détection des cas de Covid-19. Si l’Allemagne brille avec ses 138,24 points attribués sur ce critère, les 57,24 points font pâlir la France. Pour finir, l’Inde et le Brésil, deux pays extrêmement touchés par l’épidémie, se situent respectivement au 80e et 66e places de la classification de DKG.

Coronavirus au Brésil

D’après RTL, le Brésil enregistre un taux de chômage à hauteur de 13,8%, un record. Le FMI estime que l’économie du pays devrait se contracter de 5,8% en 2020, avant de connaître une reprise partielle en 2021 avec une croissance de 2,8%. Ces chiffres sont meilleurs que les précédents, puisque l’organisation avait précisé au mois de juin que le produit intérieur brut de la première économie d’Amérique latine allait chuter de 9,1%. Les aides d’urgence ont permis d’éviter cette situation :  « des politiques énergiques ont évité une récession plus profonde, ont stabilisé les marchés financiers et amorti les effets de la pandémie sur les plus pauvres et vulnérables  » a décrit le FMI. Le Fonds estime tout de même que les dangers qui pèsent sur l’économie brésilienne demeurent « élevés et multiformes », notamment le spectre d’une deuxième vague épidémique.

La ville de Manaus bénéficie d’une immunité collective, ce qui est une première mondiale. Le virus n’arrive plus à circuler puisque 66% des habitants de la métropole de la forêt amazonienne sont désormais immunisés contre le Covid-19. 2 500 personnes sont décédées de la maladie dans la commune de plus de deux millions de résidents. RTL a précisé qu’en guise de comparaison, cela équivalait à 500 000 morts aux États-Unis, contre les 200 000 actuels depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Autre élément, cette dernière a poussé le Brésil à reporter son célèbre carnaval de Rio de Janeiro, prévu à l’origine en février 2021.

Le président Jair Bolsonaro a fait de sa propre contamination (il est désormais guéri) un moyen de communication, usant de la provocation. Sa popularité a grimpé en août selon plusieurs sondages dont l’un publié par le journal Floha de Sao Paulo alors que l’allocation promise à de nombreux Brésiliens (une aide de 600 réais minimum par mois) pour atténuer les effets de la crise économique consécutive à l’épidémie a fini par être versée. La pandémie continue néanmoins de s’étendre sur tout le territoire brésilien, y compris parmi les communautés amérindiennes et de nombreux experts estiment que le bilan, qui serait largement sous-estimé, devrait considérablement s’alourdir. Le cacique Raoni a lui-même été atteint du Covid-19 à la fin du mois d’août, avant sa guérison. La crise s’accompagne de difficultés économiques, pointées par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) en août, qui note que la pandémie pourrait pousser dans la pauvreté 45 millions de personnes sur le continent. « Je me retrouve au chômage à cause de cette pandémie. Il y a des jours où nous ne mangeons pas parce que la situation est difficile », témoigne ainsi à l’AFP une Brésilienne de 35 ans, résidente d’une favela de Sao Paulo.

Coronavirus aux États-Unis

Le laboratoire américain Eli Lilly travaille actuellement sur un traitement du coronavirus aux résultats prometteurs. Le groupe pharmaceutique a donc déposé une demande d’autorisation d’utilisation en urgence auprès de la Food and Drug Administration (FDA), l’organisme qui décide de la commercialisation des médicaments aux États-Unis. Cette annonce a été faite par Eli Lilly le mercredi 7 octobre. Ce remède à base de deux anticorps de synthèse est développé depuis plus de sept mois. Sciences et Avenir indique que deux traitements différents sont créés : le premier n’a qu’un seul anticorps tandis que le deuxième combine les deux. La demande d’autorisation ne concerne qu’une seule des deux substances défensives. Un essai clinique sur 268 patients testés positifs au Covid-19 a été concluant lorsque les deux anticorps ont été combinés. Le président des États-Unis, Donald Trump, a reçu un traitement similaire de la société Regeneron suite à sa contamination le 2 octobre. Le laboratoire Eli Lilly a affirmé que 100 000 doses avec un seul anticorps pourraient être fournies en octobre, puis un million à la fin de 2020. Pour les deux substances défensives, 50 000 doses seraient disponibles d’ici à la fin de l’année.

Nouvel embarras à la Maison Blanche. Dans un entretien téléphonique entre Donald Trump et le journaliste Bob Woodward datant du 7 février, le président américain a confié que le Covid-19 était « un truc mortel », avouant qu’il était au courant de la gravité de la maladie. Le 19 mars, il a également reconnu au téléphone qu' »[il a] voulu toujours minimiser [le danger] ». Ces déclarations, publiées dans le livre intitulé Rage par le journaliste en question, créent la polémique. Le 45e président des États-Unis a pendant longtemps affirmé publiquement que le coronavirus n’était qu’une « simple grippe », ou encore un « canular » mis en place par la parti démocrate pour le faire vaciller. Son opposant aux élections américaines Joe Biden a exprimé sa répulsion : « c’est écœurant. Il avait les informations. Il connaissait le danger. […] Il a menti aux Américains ». Donald Trump a quant à lui réagi en précisant qu’il ne souhaitait pas affoler la population. « Je ne veux pas que les gens aient peur, je ne veux pas créer de panique » s’est-t-il justifié.

Alors que les États-Unis souffrent grandement du Covid-19 depuis plusieurs mois, l’opération « Warp Speed » est en marche. Les autorités sanitaires américaines souhaitent passer à la vitesse supérieure pour pouvoir répandre un vaccin contre la maladie, à grande échelle. Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) « demandent urgemment » à ce que les États soient prêts à distribuer ce précieux sésame, d’ici le 1er novembre 2020. La date ne semble pas si anodine, puisque les élections présidentielles américaines approchent à grands pas.

ASIE

Coronavirus en Chine

L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a présenté mardi 7 octobre un état des lieux du marché à l’échelle de la planète. La crise sanitaire liée au Covid-19 a provoqué une hausse exponentielle de la vente d’équipements de protection individuels, comme des masques ou des combinaisons par exemple. 98 milliards de dollars de recettes ont été perçues cette année grâce au commerce de ces accessoires hygiéniques, soit une croissance de 49% par rapport à l’année 2019. Sur cette somme, 71 milliards de dollars sont issus de la vente de masques, ce qui représente une augmentation à hauteur de 87%. Le grand gagnant est le pays dirigé par Xi Jinping, la Chine. À elle seule, la nation a touché 40 milliards de dollars, ce qui équivaut à 57% du marché. Ces excellents chiffres ne changent pas l’opinion publique défavorable sur l’Empire du Milieu. Selon la dernière enquête du PEW Research Center où quatorze États ont été interrogés, l’image des autorités chinoises s’est considérablement dégradée. 85% des Suédois possèdent un avis négatif sur Pékin. 81% des Australiens ont la même pensée, contre 70% en France.

L’Empire du Milieu s’est enorgueilli de sa gestion de la crise sanitaire, mardi 8 septembre. Le président chinois Xi Jinping a remis des médailles à quatre « héros » du personnel médical, dans le Palais du Peuple près de la place Tiananmen, avant d’entamer un discours. « Nous avons mené contre l’épidémie une grande bataille qui s’est révélée bouleversante pour nous tous. Nous avons traversé une épreuve historique et extrêmement ardue » a déclaré le chef de l’État chinois. Le pouvoir n’a pourtant pas fait mention de Li Wenliang, l’un des premiers médecins à avoir alerté sur l’épidémie. Il avait été accusé par la police de divulguer des rumeurs en début d’année.

Coronavirus en Inde

L’Inde est désormais au cœur de la crise sanitaire et les chiffres sont alarmants. Selon nos confrères du Monde, l’état a franchi la barre des trois millions de contaminés en seulement treize jours. Il en va de même de quatre à cinq millions d’infectés, puisque cela a pris onze jours ! Malgré le fait que ces données soient inquiétantes, les métros ont recommencé à fonctionner lundi 7 septembre, notamment à Delhi et Bombay. Un deuxième confinement après celui de mars à juin semble difficile à mettre en place. Ces quatre mois d’inactivité économique ont provoqué une chute du PIB sans précédent pour l’un des membres des BRICS, à hauteur de 23,9%. Une première depuis la création des statistiques de croissance en 1996.

EUROPE

Coronavirus en Allemagne

La gestion de la crise sanitaire en Allemagne laisse place à un manque de coordination dans les hautes sphères. Le ministre de la Santé Jens Spahn avait fait la déclaration suivante le lundi 5 octobre : « je ne crois pas qu’il faille sans cesse parler de nouvelles mesures de restriction. J’aimerais déjà que les règles actuellement en vigueur soient respectées ». Pourtant, le Land de Berlin a instauré au lendemain de son discours la fermeture des magasins, bars et restaurants dès le samedi 10 octobre, de 23 heures à 6 heures du matin. Cette mesure restera en place jusqu’au 31 octobre. Angela Merkel contredit également son ministre ce 9 octobre en indiquant que l’Allemagne prendra de nouvelles mesures restrictives si le nombre des contaminations par le Covid-19, en forte hausse, ne se stabilise pas dans les dix jours ». « Ce sont les jours et les semaines à venir qui vont décider de la position de l’Allemagne face à cette pandémie cet hiver » a-t-elle ajouté en conférence de presse.

Plusieurs régions françaises sont considérées comme étant à risque pour l’Allemagne. Les touristes revenant de ces territoires sont tenus de faire un test de dépistage à leur retour, et de rester isolés en attendant les résultats. Les zones géographiques concernées sont : l’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Corse.

Selon le classement du site Deep Knowledge Group (DKG) sur l’évaluation des pays les plus efficaces et les plus sûrs contre le coronavirus, c’est l’Allemagne qui est placée en tête. 252 Etats sont dans la classification. L’efficience du gouvernement allemand a par exemple 185,92 points, ce qui est légèrement supérieur au Japon qui est noté à 185,39 points dans ce domaine. La France, quant à elle, détient 136,48 points. Les données utilisées pour ce classement ont été récoltées jusqu’au 23 août (voir plus haut).

Coronavirus en Belgique

Les autorités belges ont mis en place de nouvelles mesures mardi 6 octobre, valables pendant un mois, afin de freiner la propagation du Covid-19 dans le pays. Le premier ministre Alexander De Croo a précisé que c’était une « situation préoccupante et sérieuse ». La bulle sociale passe de cinq à quatre personnes. Le nombre d’invités est similaire lors d’événements privés comme un dîner dans un domicile. La règle des quatre est aussi valable dans les musées, dans la rue, dans les cafés, etc. À Bruxelles, les mesures sont bien plus strictes. Depuis le jeudi 8 octobre à 7 heures, les bars, salons de thé et cafés ferment pendant un mois. Il en va de même pour les buvettes des cinémas ou encore celles des musées. La consommation d’alcool est également prohibée en permanence dans tout l’espace public de la région bruxelloise.

Pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place des mesures drastiques. Bruxelles a listé des départements en « zone rouge » en France, à savoir : la ville de Paris, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise, la Sarthe, le Loiret, la Gironde, l’Hérault, le Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Guyane française, Mayotte et la Guadeloupe. Les voyageurs en provenance de ces départements, et qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique, ont l’obligation de remplir un formulaire en ligne. Ils devront par la suite se faire dépister et s’isoler à leur arrivée pendant au moins sept jours.

Coronavirus en Espagne

Le ministre de la Santé Salvador Illa, a décrété l’état d’alerte dans la région de Madrid vendredi 9 octobre pendant quinze jours. Cette mesure, issue d’un Conseil des ministres d’une durée de deux heures, rétablit le bouclage partiel de la capitale espagnole et de neuf municipalités voisines. Ce dernier était en vigueur depuis le 2 octobre, avant d’être levé le jeudi 8 octobre par le tribunal madrilène. À la suite de cette décision de justice, la présidente de la Communauté de Madrid Isabel Diaz Ayuso, avait demandé aux habitants de la capitale espagnole de ne pas quitter la ville. « Nous demandons de nouveau à tous les Madrilènes de ne pas sortir de Madrid et de suivre toutes les recommandations sanitaires, en particulier dans les prochains jours avec le week-end prolongé » avait t-elle déclaré jeudi 8 octobre, la fête nationale ayant lieu le lundi 12.

L’Espagne est l’un des pays européens les plus touchés par la pandémie. À cause de cette situation, près de 858 000 habitants de la région de Madrid sont reconfinés depuis le lundi 21 septembre. Cette période de confinement durera deux semaines. Les Madrilènes concernés n’ont pas le droit de se déplacer en dehors de leur quartier, excepté pour aller étudier, travailler, ou encore pour aller voir le médecin. Le taux de contamination des quartiers confinés de Madrid et de ses banlieues proches est supérieur à 1000 cas pour 100 000 habitants. Cette donnée a été relevée lors de ces deux dernières semaines. Isabel Diaz Ayuso, la présidente de la région, a estimé que c’était « gravissime ».

Un essai clinique concernant un futur vaccin a été conduit et implique 200 volontaires espagnols sur les 750 y participant en Europe. « C’est une recherche qui se fait au niveau européen. L’Espagne y participe pour être sûre d’avoir accès au futur vaccin », a souligné le ministre de la Santé Salvador Illa lors d’un point presse. Le gouvernement avait par ailleurs annoncé jeudi 27 août l’obligation du port du masque à l’école dès l’âge de six ans. L’inquiétude sur l’émergence d’une deuxième vague grimpe dans le pays malgré la succession de nouvelles restrictions dont une, inédite dans le monde : il est désormais interdit de fumer dans les rues et sur les terrasses de café dans la province de Galice et dans l’archipel des Canaries. Cette consigne s’applique si la distanciation sociale est impossible, à savoir respecter une distance de sécurité d’au moins deux mètres.

Coronavirus en Italie

Mercredi 7 octobre, les autorités italiennes ont décrété le port du masque obligatoire à l’extérieur dans tout le pays. Une amende pouvant aller jusqu’à 1000 euros pourra être imposée en cas de non-respect de cette consigne. L’état d’urgence a aussi été prolongé jusqu’au 31 janvier 2021. Selon le chef du gouvernement Giuseppe Conte, l’Italie est entrée « dans une phase nouvelle avec une remontée des contagions » nécessitant « plus de rigueur ». Une loi a été adoptée par les autorités italiennes mercredi 7 octobre. Elle a pour objectif d’interdire les vingt régions du pays de prendre des mesures moins restrictives que celles décrétées par le gouvernement, excepté en accord avec le ministre de la Santé. Elles peuvent en revanche adopter des règles plus restrictives si elles le souhaitent.

L’âge moyen des personnes touchées par le Covid-19 s’est abaissé à 32 ans en Italie. Les autorités sanitaires mettent en exergue le relâchement des gestes barrières, mais aussi les rassemblements entre jeunes durant les vacances d’été. L’entreprise italienne Costa Croisières a repris la mer dimanche 6 septembre, après cinq mois de pause dûs au virus. Les croisières sont pour l’heure uniquement réservées aux Italiens. Le Costa Delicioza vogue sur les flots pendant sept jours, de la mer Adriatique à la Méditerranée, et ne s’arrête que dans les ports italiens. Une nouvelle figure politique a été touchée par le Covid-19. L’ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, âgé de 83 ans, est asymptomatique selon son médecin. Sa contamination a été révélée dans les médias italiens mercredi 2 septembre.

L’Italie subit aussi une nouvelle vague de coronavirus, notamment en Sardaigne, région très fréquentée durant l’été. Les autorités tirent le signal d’alarme. Après avoir prolongé mercredi 29 juillet l’état d’urgence en vigueur jusqu’au 15 octobre, elles ont pris de nouvelles mesures, entérinant la fermeture des discothèques en plein air. Le ministère de la Santé a également annoncé l’obligation du port du masque pour tous à partir du lundi 17 août le soir entre 18h et 6h dans tous les lieux publics où peuvent être formés des groupes.

Coronavirus au Portugal

À l’occasion de la rentrée scolaire, prévue entre le lundi 14 et le mercredi 16 septembre, les rassemblements sont passés de vingt à dix dans le pays. Cette mesure était déjà appliquée à Lisbonne et dans sa périphérie depuis la fin du mois de juin. Mardi 1er septembre, le gouvernement a lancé son application de traçage du Covid-19, permettant de savoir si l’on a croisé récemment une personne positive au virus pendant plus de quinze minutes. Appelée « stayaway covid », c’est « une aide précieuse » pour les autorités sanitaires selon la ministre de la Santé Marta Temido. Cela a pour objectif de préparer au mieux la rentrée des écoles publiques, qui aura lieu le 14 septembre prochain au Portugal.

Coronavirus au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a lancé son application de traçage du coronavirus jeudi 24 septembre, avec plus de quatre mois de retard. Cette annonce intervient en pleine croissance du nombre de cas dans le pays, ce qui a entraîné la mise en place de nouvelles mesures : fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures, port du masque obligatoire dans les commerces, taxis et lieux extérieurs… Le pays a désormais atteint le stade 4 selon les chefs des services médicaux des quatre provinces britanniques, lundi 21 septembre. Le seuil d’alerte était précédemment au stade 3 depuis le mois de juin dernier. Cette évolution implique que le taux de transmission du virus est désormais « élevé ou augment[e] de manière exponentielle ». Matthew Hancock, le Ministre de la Santé britannique, a déclaré devant le Parlement que « le virus se propage. Nous sommes à un point de rupture. Nous devons tous jouer notre rôle pour arrêter la propagation. » La situation est d’autant plus grave que les autorités sanitaires ont estimé que s’il n’y a pas de « changement de cap », le pays européen le plus endeuillé comptera deux cents décès de plus chaque jour au mois de novembre.

Afin de faire face au coronavirus et à une potentielle deuxième vague, Boris Johnson a lancé la « règle des six ». Les réunions de plus de six personnes à l’intérieur et à l’extérieur seront interdites. Par contre, les mariages, les enterrements, les restaurants, les pubs et les écoles sont exemptées de cette future loi. En cas de non-respect de cette mesure, les contrevenants devront payer 100 livres sterling, ce qui équivaut à 110 euros. S’il y a récidive, ces derniers seront tenus de régler jusqu’à 3200 livres, soit 3500 euros.

Matthew Hancock a déclaré sur Sky News que la majorité des nouveaux infectés étaient des jeunes. Il a également appelé à la vigilance. Le Royaume-Uni vise l’élaboration d’un vaccin début 2021, selon la déclaration de Matthew Hancock lundi 7 septembre. Londres a conclu un contrat avec le laboratoire AstraZeneca pour que cette volonté se réalise. Le laboratoire a cependant arrêté les essais cliniques de la phase 3 du vaccin suite à la détection d’une maladie chez un volontaire britannique. Le ministre avait aussi annoncé le jeudi 3 septembre que 500 millions de livres sterling allaient être débloqués. Cette enveloppe servira à accélérer les tests de dépistage dans le pays.

Leave a Reply

Catégories

Instagram did not return a 200.
%d bloggers like this: