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décembre 1, 2020

Covid-19: condamné pour avoir prétendu que l’Institut Pasteur avait créé le nouveau coronavirus

Le tribunal correctionnel de Senlis a condamné à 5000 euros d’amende avec sursis l’auteur d’une vidéo virale prétendant que l’Institut Pasteur avait créé et breveté le nouveau coronavirus.

La justice a condamné pour diffamation publique l’auteur d’une vidéo virale prétendant que l’Institut Pasteur avait créé et breveté le nouveau coronavirus à l’origine de la pandémie en cours, ont annoncé mercredi l’Institut et le parquet.

La justice a condamné pour diffamation publique l’auteur d’une vidéo virale prétendant que l’Institut Pasteur avait créé et breveté le nouveau coronavirus à l’origine de la pandémie en cours, ont annoncé mercredi l’Institut et le parquet.

Sur réquisitions du parquet l’internaute a été condamné à 5000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Senlis, et à une publication du jugement sur sa page Facebook ainsi qu’à ses frais dans trois journaux aux choix de la partie civile, a indiqué le procureur de Senlis, Jean-Baptiste Bladier.

La vidéo a provoqué des courriels haineux, des injures et des menaces

Dans cette vidéo, publiée le 17 mars sur Facebook et largement diffusée, l’homme affirmait que le nouveau coronavirus avait été créé par l’Institut Pasteur, renvoyant notamment vers un brevet déposé en 2004. « Les propos tenus, faux et sans fondement, ont malheureusement provoqué des réactions massives et l’Institut Pasteur, ses collaborateurs et, pour certains, leurs familles ont reçu des messages, appels téléphoniques et/ou des courriels haineux, des injures et menaces », a relevé l’Institut dans un communiqué.

 

L’Institut précise s’être vu de ce fait « contraint, pour la première fois depuis sa création en 1887, de déposer plainte pour diffamation ». Le brevet invoqué par l’internaute est authentique mais concerne un virus différent du coronavirus à l’origine de l’actuelle pandémie, avait à l’époque expliqué Olivier Schwartz, directeur de l’unité virus et immunité à l’Institut.

Le code génétique en question porte sur un autre coronavirus

Le code génétique concerné dans le brevet de 2004 porte sur une souche du SRAS, un autre coronavirus qui toucha 8000 personnes dans 30 pays en 2002-2003 et fit plus de 700 morts, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En outre, s’il existe bel et bien des brevets déposés sur des codes génétiques de virus, cela ne veut pas dire qu’ils ont été créés.

Les dépôts de brevets liés à des virus sont courants, avait précisé Vincent Enouf, directeur adjoint du Centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires de Pasteur. « Il peut y avoir un brevet sur une technologie, sur un diagnostic, sur plein de choses », il s’agit d’abord de « protéger sa découverte ». « L’intérêt de breveter, c’est de protéger cette séquence pour pouvoir mettre au point des tests diagnostiques et des candidats-vaccins », selon Olivier Schwartz. Le rôle de l’institut Pasteur, créé en 1888, est précisément de travailler sur les virus émergents pour mettre au point des traitements et des vaccins.

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